00.jpg

Un des safrans à l’atelier … Les pièces arrivent à bord ( paliers alu et Delrin, joints, barres de direction et pièces de liaison) , c’est en place sur cales, le GONE est calé plus haut pour enlever et ré-introduire les mêches après soudage … et c’est parti on soude ! Kévin et son équipe ont bien travaillé .

01.jpg 02.jpg 03.jpg 07.jpg 06.jpg
Quel bazar!!

05.jpg 07.jpg 09.jpg 08.jpg 10.jpg
Safrans profilés axes de 85 mm … Peintures Epoxy, Polyuréthanes et Antifouling. Paliers (du bas et du haut) , butée d’appui et palier en Delrin terminés avec graisseurs, renforts et barres de direction sur rotules inox … recoupe du safran central trop long… le tour est joué … je suis assez content du résultat !
11.jpg 12.jpg
13.jpg 14.jpg
Tirant d’eau en charge 1,2 m… les safrans suspendus externes n’ont que 1,1 m par sécurité .
15.jpg 16.jpg
17.jpg 18.jpg
Auparavant , nous avions 1,65 m de T.E. au safran … la dérive dépasse un peu. Le bateau n’était pas « échouable » et le calage sur chantiers toujours délicat, voire instable et dangereux comme au Vénézuela (en bleu) La corde montre le niveau de la première recoupe en oct 2006 … la barre de liaison, sous l’hélice, est horizontale maintenant.
19.jpg 20.jpg
J’ai fait la conception, les plans, l’ordre de montage, les préparatifs, le suivi de chantier … Les usinages de pièces, la chaudronnerie et le soudage en position, compris goussets et renforts intérieurs ont été sous-traités … J’ai assuré ensuite le traçage , découpage, décapage peinture, chanfreinage, présentation, alignements, calage, les assemblages et montages, les peintures Epoxy multicouches et polyutéthane de finition...
21.jpg 22.jpg

Quelques indications techniques pour ceux que ça intéresse !

LE GONE est un DALU 40 (13,25m hors tout) qui était doté à l’origine de deux safrans très espacés et situés au niveau de l’hélice … Il était impossible à manœuvrer au moteur parce que le flux de l’hélice en marche AV passait tout droit entre les safrans … voir photo de son frère jumeau page suivante … Le propriétaire qui l’avait fait construire le fit modifier très vite ( suppression des 2 ailerons et safrans remplacés par un unique safran derrière un aileron avec saumon , mais malheureusement plus profond (1,65 m en charge) que la coque (1,20 m en charge) . Cela fonctionnait très bien lorsque j’achetais le bateau … et tant que nous avons navigué en Méditerranée (2 ans de voyage jusqu’au Liban Syrie, Turquie Chypre les iles Grèques , le Péloponèse et Malte et retour vers la France ) tout allait bien . Mais lorsque nous sommes arrivés au Antilles , Vénézuéla, et surtout aux îles Turcs et Caïcos , puis les Bahamas ( avec leurs bancs immenses dont les profondeurs sur des distances de plusieurs dizaines de milles passent de ZERO à 2 ou 3 m voire 4 m … ) … les voies navigables de la Côte Est des USA avec leur immenses étendues de hauts fonds vaseux de profondeurs équivalentes nous posaient le même problème … Le besoin se fit TRES pressant de pouvoir réellement passer et aller mouiller dans moins de 2m d’eau avec de faibles marées , et puis ne plus se faire de soucis pour le calage lors de la période des cyclones … La décision fut prise à l’automne 2006 j’ai coupé et on compensé la surface perdue, par un allongement AV. AR du safran … Résultats : Bons au moteur, manœuvres de port fabuleusement améliorées, mais manque de stabilité de route à la voile . L’hiver dernier, en Floride, j’étudiais , et réalisais mes 7 pages de dessin (plutôt croquis cotés) et faisait réaliser, en alu qualité marine, mes 2 nouveaux safrans (compensés à environ 20%…chaudronnerie profilée sur deux arbres pleins tournés, les paliers épais et bagues Delrin , joints toriques barres de direction ) . Je préparais le bateau moi-même (découpage , chanfreinage, meulages des peintures pour les soudures, positionnement des ensembles, et je faisais revenir les soudeurs … en une matinée tout était soudé , vérifié . Je les ai positionnés sur le même plan que le safran central qui reste pour les manœuvres au moteur . La liaison est assurée par des biellettes à rotules (tout inox), les 3 paliers dépassent la flottaison à l’arrêt (ils sont démontables à flot si besoin … philosophie des passe-coque méthode « Fricaud » excellente ) graisseurs, butées longitudinales sécurisées pour ne pas perdre un safran … renforts pour contrer les efforts latéraux et longitudinaux par goussets, tubes et paliers supérieurs suspendus aux caissons . Finitions multicouches Epoxy d’étanchéité , peinture polyuréthane , et antifouling.
Maintenant , Quel bonheur de naviguer sur le GONE avec une stabilité de route aussi impressionnante… au près comme au largue dans une mer formée … le pilote peut être mis en « standby » sans que le GONE ne s’écarte de sa route pendant de longues minutes, le pilote ne travaille presque plus (gain appréciable de consommation électrique) Les performances finales sont bien meilleures , surtout au près . En effet comme le bateau ne s’écarte plus de sa route les réglages des voiles restent optimisés en permanence , alors que depuis la recoupe en 2006, on avait une route sinusoïdale … les voiles étant « mal réglées » à chaque abattée ou lof … Aujourd’hui, la vitesse moyenne s’est améliorée de pas loin d’un nœud, et la distance parcourue journalière est par conséquence aussi bien plus importante).
23.jpg Les manœuvres en espace réduit (portuaires) sont géniales : lorsque le bateau est à l’arret , je peut le faire tourner pratiquement sur place … même dérive relevée . Conclusion j’ai rajouté environ 80 kg … mais j’ retrouvé un bateau échouable …Ce qu’on ne fait jamais car quand il faut passer des heures sous la coque en carénage et au tiroir caisse pour payer les produits le chantier … on a vite compris qu’il vaut mieux éviter ! N’empêche que ça peut servir … et le tirant d’eau à 1,2 m, c’est quand même TRèS APPRECIABLE ! Et pour pêcher des coryphènes il faut aller plutôt vite!